Nicki Minaj ne mâche pas ses mots lors de sa dernière interview CRWN en compagnie de Elliott Wilson !

CRWN, la série d’interviews Hip-Hop disponible en exclusivité sur Tidal et animée par Elliott Wilson, se voyait accueillir Nicki Minaj pour la deuxième fois. Avec la sortie de son quatrième album Queen, la rappeuse ne s’arrête pas de courir d’un plateau à un autre pour y enchainer les interviews. Et c’est dans cette interview de plus d’une heure, que la rappeuse s’est confiée sans langue de bois sur ses rapports avec Cardi B ou encore sur ce qu’elle pensait du rap game actuel.


Retrouvez un extrait de l’interview diffusée sur Tidal ci-dessous ainsi qu’un lien pour la télécharger en intégralité :

TÉLÉCHARGEZ L’INTERVIEW COMPLÈTE ICI


Retrouvez ci-dessous tous les points importants de l’interview traduits en français :

1. Quelle est la dose de travail que tu as dû produire pour cet album ?

Cela a été mon break le plus long entre deux albums. Je voulais donner de la perfection à mes fans car on ne sort son quatrième album qu’une fois et je savais qu’il marquerait les gens. Je sais qu’il y a eu un grand nombre d’entre eux qui n’étaient pas d’accord avec les dates repoussées et l’organisation que je leur proposais mais le résultat est là, c’est parfait. Depuis que l’album est sorti je suis continuellement dans un bon mood, ce qui me préoccupait avant ne me préoccupe plus maintenant.

C’est mon meilleur album car, même si je le faisais avant, j’ai vraiment fait attention à chaque mot, chaque ligne, et je n’ai rien laissé au hasard. Ce qui est drôle, c’est qu’au départ j’étais contre l’idée de faire l’album à New York, donc je suis partie à Miami puis une fois là-bas j’ai voulu rentrer à New York, et en une journée j’avais déjà l’air de Good Form. Vous pouvez sentir la vibe New Yorkaise. J’ai aussi enregistré « Regular Degular », qui sera sur la version Target, à New York.

Je vais modifier mon premier verse de « Chun-Swae » car je ne suis pas satisfaite du tout. Comparé au reste de l’album on peut sentir que ce verse est moins travaillé.

2. Peux-tu nous parler de Nas et de ton titre « Sorry » ?

On a appris que « Sorry » était un sample de Tracy Chapman, et on a aussi appris que Tracy Chapman refusait de léguer ses samples comme ça, donc elle a dit non. Je savais que ça ne détruirait pas la qualité de l’album. Puis on ne savait pas que le titre appartenait à Tracy Chapman car c’est un vieux beat reggae. Concernant le fait que Nas se soit retrouvé dessus, en général Nas ne va pas sur des projets comme ça. Il écrivait déjà pour son album puis un jour il m’a proposé Sorry car cela collait à nos deux univers. Le son représente très bien notre situation de l’époque en plus. Je ne parle pas de ma vie privée, pendant 12 ans les gens ont cru que mon copain était mon meilleur ami gay.

3. On ressent vraiment un mood très trinidadien sur tout l’album, c’était voulu ?

Personne ne l’a encore mentionné donc merci, mais c’est très vrai, il y a une grosse vibe reggae et trinidadienne, même dans « Majesty » avec Eminem. Je suis content de représenter la culture à travers mon art et je me sens toujours comme une fille des îles et pas comme une américaine. Et voir qu’Eminem appréciait ma culture, c’était fou. Du coup ça m’a inspiré pour adopter un nouveau flow.

4. Ton titre « Ganja Burns » est très profond, tu peux nous en parler ?

Avec « Ganja Burns », dès que j’ai entendu le beat, j’étais complètement défoncée j’avais beaucoup fumé et le rythme m’a beaucoup inspirée. Je voulais tout changer pour un truc plus dur mais au final non, mon nouveau moi me l’a fait sentir comme ça. En début d’année j’étais toujours vulnérable, je ne voulais pas contredire mes choix. Quand j’ai commencé le rap ça n’était pas comme ça, maintenant tout le monde est susceptible. C’est du rap putain, du rap ! On est pas chez Oprah merde ! Si je sortais mes sons d’il y a cinq ans que je n’ai jamais sorti, je peux vous assurer que plus d’un seraient en train de pleurer. Mon rap sonne très dur parfois, mais je ne parle jamais de personne en particulier. Je suis juste une rappeuse, je rappe, des fois je suis agressive, mais je ne suis pas obligée d’être socialement correcte.

5. Tu n’as jamais vraiment eu de compétition, qu’est-ce que ça te fait d’en avoir maintenant ?

Les gens utilisent mal le mot compétition. Je me sens insultée quand on me dit que je n’avais pas de compétition. Il y a toujours eu de bonnes rappeuses, ce n’est pas juste de dire ça. Avoir un label qui fait tout pour toi ne te rend pas meilleure, et ça ne veut certainement pas dire que tu es ma compétition. Tous les deux ans on me dit qu’une rappeuse va venir me détrôner, du coup je trouve ça débile de me comparer aux rappeuses maintenant. Aucune rappeuse ne fait ce que je fais. On ne compare pas quelqu’un qui est là depuis un an. Ça ne se fait pas. Je suis #1, je suis en haut du classement. Et je ne rigole pas quand je dis ça, c’est comme si tu ramenais Jay et que tu lui demandais s’il était #1. Je ne dis pas ces trucs de manière égocentrique du tout, c’est juste factuel. Puis si je me souciais de la compétition je sortirais un album tous les 6 mois, je pourrais, mais je ne suis pas assez intimidée pour en arriver là.

Vous pouvez dire ce que vous voulez sur moi, je n’ai jamais engagé de clash. Des gens m’ont lancé des piques, et j’ai répondu comme on le fait dans le game. Ce n’est pas personnel, c’est comme du sport. Si tu es très émotif, ce sport n’est pas pour toi. Vous savez combien de clash j’aurais pu créer ces 6 derniers mois vus le nombre de fois où l’on m’a lancé des piques ? Et je n’ai rien fait. Car je m’en fiche.

6. Et du coup que penses-tu de Cardi B ?

Notre relation est là où elle est censée être. Je lui ai dit ce que je pensais, Quavo s’est excusé, on s’est promis avec Cardi qu’on ne nourrirait plus ce faux beef entre nous mais il y a toujours des trucs qui se disent. Et je ne comprends pas pourquoi. Avec toute cette situation, je n’ai pas besoin de mentir, je n’ai fait que la soutenir. Du coup j’ai réalisé que tout le monde pouvait faire des erreurs, mais si ça se répète, tu sais que c’est fait exprès. Et si cela arrive, je suis prête à répondre. Mais bon, on a beaucoup ri au Met Gala, et je l’ai félicité pour l’interview qu’elle avait faite juste après car elle l’avait très bien gérée. Puis nous n’avons plus jamais parlé depuis.

7. Pourquoi avoir sorti « Chun-Li » en premier ?

« Chun-Li » était là pour dire « je sais ce que vous dites sur moi, et je m’en bats les couilles ». C’est pour ça que je l’ai sorti en premier. « Rich Sex » était là pour agrémenter le truc du « Nicki Minaj ne parle que de sexe ahahahahah ». Je voulais que les gens écoutent « Ganja Burns » et « Majesty » avant d’écouter « Barbie Dreams ». Ce titre est fort, il ne méritait pas, dans une ère appelée « Queen », de sortir en premier comme ça.

8. Pourquoi une tournée commune avec Future ?

J’ai toujours considéré Future comme un ami, mais pas un ami du business, vraiment comme un vrai ami. Et quand on m’a proposé l’idée d’une tournée à deux, j’ai directement à penser à Future. Ce ne sont pas les hits qui lui manquent, puis il a de suite accepté. Jamais il ne m’a tourné le dos, jamais il ne m’a manqué de respect. Je pourrais m’assoir et parler des heures avec lui.

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